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| Histoire de Marill |
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Pierre Paul Marill, mieux connu par son second prénom, débarqua
à Djibouti le 14 Février 1903. Paul Marill, bien que
né en Algérie en 1880, était issu d’une
famille du Roussillon. Son père possédait une liègerie
à Algésiras qu’il vendit au tournant du siècle.
L’argent recueilli fut partagé entre les deux enfants.
Paul Marill s’orienta vers le jeune territoire français
de la Côte des Somalis.
Jean Garrigue, créa en 1896 une factorerie au Harar (Ethiopie). Ce négociant qui avait diversifié ses affaires, s’apprêtait à ouvrir une nouvelle factorerie à Diré-Dawa (Ethiopie). Sans héritier pour le soutenir, il se tourna vers sa région d’origine, le Roussillon, pour recruter un partenaire sérieux et entreprenant. Il le trouva en la personne de Paul Marill qui détenait de la vente de la liègerie, un solide capital de 50.000 francs-or. Ils fondèrent alors la maison Garrigue et Marill, implantée à la fois au Harar et à Djibouti. Au décès de Jean Garrigue, survenu en 1909, Paul Marill reprenait seul la direction de l’affaire. Spécialisé dans le négoce du café Harrari, cet entreprenant homme d’affaires se lança dans une nouvelle activité : en 1912, associé à Joseph Allègre, il obtenait plusieurs concessions pour exploiter les ressources de la mer, de la pêche aux trocas (un coquillage de forme conique gros comme le poing) et des huîtres perlières, à l’exploitation du guano et du corail. De cette initiative, naissait une des spécificités des Etablissements Marill, le commerce de la nacre. Le trocas, symbole de la réussite, est devenu le logo des Etablissements Marill puis du Groupe Marill. Le déclenchement du premier conflit mondial allait contraindre Paul Marill à abandonner ses affaires et à les confier à son associé Joseph Allègre. Il fut affecté au bataillon de réserve de Rabat et, devenu sursitaire en appel, le 7 Octobre 1917, il regagna Djibouti, accompagné de son épouse française. Le ménage eut trois enfants. Paul Marill reprit ses activités, et les diversifia, café,armes,peaux et notamment en s’associant avec Henry de Mondreid pour la construction de boutres motorisés, dont l’Altaïr, boutre de légende à bord duquel Henri de Monfreid parcouru la Mer Rouge et écrivit « Les secrets de la Mer Rouge ». Les activités des Etablissements Marill continuent jusqu'en 1942 puis s'arrêtent en raison du blocus économique lié à la 2ème guerre mondiale. Paul Marill devient alors Directeur du ravitaillement : il alimente clandestinement Djibouti en vivres et en denrées de première nécessité. Après la guerre, âgé de 75 ans, Paul Marill ne reprend pas ses activités. Son fils André arrive de France en Décembre 1953 pour liquider les affaires de son père et repartir avec lui vers la Métropole. Mais c’est le «coup de foudre » pour Djibouti et André Marill décide d’y rester, de prendre la succession de son père et de continuer la pêche du trocas d’où était tiré la nacre destinée à l’industrie du bouton. En 1963, avec l’apparition du plastique, le cours de la nacre s’effondre, la demande étant de plus en plus faible. C'est à ce moment là que naît le Département Transit et André Marill obtient l'exclusivité du transport des bagages des fonctionnaires. Du déménagement, il passe vite aux marchandises générales et commerce essentiellement avec l'Ethiopie. En 1968, il diversifie ses activités en créant le département Automotive : confiant en l'avenir des véhicules tout terrain, il négocie un contrat d'exclusivité avec la marque japonaise Toyota dont il est aujourd’hui toujours le représentant. En 1971, il se lance dans les assurances en tant qu'Agent de la Compagnie G.F.A , puis PFA puis Prudence. En 1988, ouverture de Marill Somalia à Mogadiscio représentant de la marque Toyota pour toute la Somalie. Lors du renversement du président Siad Barré, la concession est pillée et détruite. Depuis 1991, sous l'impulsion de ses deux fils Thierry et Luc, de nouvelles sociétés sont créées : S.A.D.I.E.G.A. (Société Anonyme Djiboutienne d'Importations d'Eaux Gazeuses et Alcools). S.A.Z.F. Marill International, société off-shore de commerce et holding familial. Trans-Nomadia , société de transport routier sur le corridor Ethiopien. Depuis 1992, le Groupe s’est implanté à Mayotte et aux Comores à travers plusieurs sociétés : la SO.M.I.V.A et la M.O.I.V.A. représentants exclusifs des véhicules Renault. La SCCV Trocas et La SCI PUMA : Promotion immobilière et gestion patrimoniale foncière Lagon location sarl prend la franchise Europcar à Mayotte. En 1998, ouverture d’un bureau de représentation à Addis Abéba suite à la fermeture du port d’Assab aux marchandises Ethiopiennes. Le conflit armé entre l’Ethiopie et l’Erythrée génère un afflux de marchandises éthiopiennes vers le port de Djibouti et l’activité transit bat son plein. En 2000, la compagnie d’assurance La Prudence cesse ses activités à Djibouti et le groupe Marill créé en partenariat avec des associés djiboutiens, la première compagnie d’assurance djiboutienne dénommée « AMERGA » : Les Assureurs de la Mer Rouge et du Golfe Arabe En 2001, Externalisation du département informatique du groupe et création de la S.A.R.L. DIS-PRO spécialisé dans la conception, la vente et maintenance de réseaux informatiques. |
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